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Nairobi, Kenya

Contextualiser les activités de TotalEnergies en Afrique

Contextualiser les activités de TotalEnergies en Afrique

La vague de chaleur au Sahel est l’exemple d’un désastre climatique mortel provoqué par les combustibles fossiles. Ces phénomènes deviendront de plus en plus fréquents et l’Afrique subira les pires impacts du changement climatique, même si le continent n’est responsable que de 4% des émissions mondiales de carbone.

La vague de chaleur au Sahel est l’exemple d’un désastre climatique mortel provoqué par les combustibles fossiles. Ces phénomènes deviendront de plus en plus fréquents et l’Afrique subira les pires impacts du changement climatique, même si le continent n’est responsable que de 4% des émissions mondiales de carbone.

Pendant ce temps, les sociétés occidentales des énergies fossiles continuent d’exploiter l’Afrique pour ses ressources pétrolières et gazières, dont la plupart finissent par être exportées. Présent dans 15 pays africains, le groupe français TotalEnergies est la plus grande société occidentale de combustibles fossiles du continent. Total se classe parmi les 20 premiers émetteurs historiques de CO2 au monde, responsables d'événements tels que la canicule meurtrière de ce mois-ci, et, selon un rapport récent, est l'une des 57 entreprises responsables de 80% des émissions mondiales depuis la signature de l'Accord de Paris.

  • TotalEnergies est la plus grande société de combustibles fossiles en Afrique. Ses opérations et profits ont un coût énorme pour les communautés et l’environnement à travers le continent.

  • Total est responsable de 1% des émissions mondiales et fait partie des 20 entreprises responsables d’un tiers de toutes les émissions historiques. Ils ont également une trajectoire marquée par une sous-estimation de leurs émissions, de déni climatique et de greenwashing.

  • Malgré les preuves évidentes de ses pratiques destructrices, Total continue de se développer en Afrique et mène actuellement des activités d'exploration dans 15 pays africains. Les experts estiment que la durée totale des émissions du projet GNL (gaz naturel liquéfié) de Total au Mozambique à lui seul s’élève environ de 3,3 à 4,5 milliards de tonnes d’équivalent dioxyde de carbone, soit plus que les émissions annuelles combinées de gaz à effet de serre des 27 pays de l’UE.

  • Total construit également un nouvel oléoduc pour l’Afrique de l’Est (EACOP), qui aura des conséquences dévastatrices sur la vie des Africains. Une étude sur les effets de l'EACOP réalisée par le Climate Accountability Institute (CAI) a révélé que le pipeline produirait 379 millions de tonnes de dioxyde de carbone au cours de ses 25 années d'existence.

  • En plus d’amplifier la crise climatique, les opérations de Total en Afrique ont des conséquences dévastatrices sur les droits de l’homme et l’environnement. Human Rights Watch a indiqué que les projets pétroliers de Total entraîneraient le déplacement de 100 000 personnes rien qu'en Ouganda.

  • Aucun des projets de Total en Afrique n'est compatible avec l'Accord de Paris sur le climat visant à limiter l'augmentation de la température mondiale à 1,5°C. Comme les scientifiques l'ont démontré, ces derniers contribuent déjà à des vagues de chaleur, des inondations, des cyclones et des sécheresses encore plus destructeurs à travers le continent.

  • La course de TotalEnergies pour l’exploitation des énergies fossiles d’Afrique a de lourdes conséquences sur les écosystèmes fragilisés du continent. Les marées noires et le torchage de gaz (flairing) ont caractérisé ses opérations. En 2023, un FPSO opéré par Total au large du Nigeria a déversé plus de 100 000 gallons de pétrole. En Angola, les marées noires ont dévasté les côtes, tandis que le torchage de gaz continue de polluer l’air.


 

CITATIONS

Dean Bhekhumuzi Bhebhe, Don’t Gas Africa Campaigns Lead, dit: 

“Comme le soulignent les dernières conclusions du World Weather Attribution, la vague de chaleur dévastatrice qui a coûté la vie à plus de 100 personnes au Mali ce mois-ci est une manifestation brutale et un rappel de l’urgence climatique actuelle, une crise alimentée en grande partie par les sociétés de combustibles fossiles comme Total Energies. Historiquement, les entreprises comme Total ont contribué à hauteur de 3,1 milliards de tonnes de CO2 à cause de la combustion du pétrole et du gaz extraits en Afrique. Cela met non seulement en évidence l’impact sévère des émissions historiques, mais souligne également le besoin urgent d’un changement systémique. Pour tracer la voie vers un avenir durable, libéré des entraves de la dépendance aux combustibles fossiles et des influences néo-coloniales, il est important que l’Afrique entreprenne des réformes globales. Ces réformes doivent viser à promouvoir une transition énergétique rapide et juste à travers le continent, garantissant la résilience non seulement contre la chaleur extrême mais aussi contre les inondations, les cyclones et les sécheresses qui sévissent de plus en plus dans nos régions.”

 

Romain Ioualalen, Global Policy Manager pour Oil Change International, dit:

“Partout dans le monde, nous assistons à des températures record, des inondations meurtrières et des sécheresses extrêmes - Il n'a jamais été aussi clair que nous devons arrêter de brûler des combustibles fossiles si nous voulons une planète sûre et vivable. Et pourtant, les sociétés pétrolières et gazières comme TotalEnergies et leurs soutiens gouvernementaux extraient de plus en plus de combustibles fossiles, développant leurs activités destructrices pour le climat, dévastant les communautés et les écosystèmes en Afrique et ailleurs tout en prétextant un leadership climatique. Aucune grande société pétrolière et gazière ne s’engage à faire le strict minimum pour éviter le chaos climatique. Si les gouvernements laissent le choix du « quand » et du « comment » de la fin du pétrole et du gaz entre les mains des dirigeants motivés par le profit et des marchés tumultueux, nous sommes sûrs d’assister à des vagues de chaleur de plus en plus meurtrières comme celle que connaît actuellement le Mali.”